Salut, c’est moi. Je suis de retour de vacances et tranquillement je me remets dans le bain de l’actualité jambonne. Mon balado repart le 10 août et La journée est encore jeune, le 17 août. J’ai repris du service avec l’infolettre quotidienne et déjà mis en évidence de bien beaux moments de nos plus grands esprits sur les réseaux sociaux. Comme le disait Émilie Nicolas dans le Devoir, c’est pas vrai qu’il ne se passe plus rien l’été. La marche de la fin du monde continue...
Mais j’ai quand même slaqué un peu sur l’actualité. Pour une première fois depuis longtemps, je n’ai pas lu mes journaux quotidiens au quotidien, pendant trois semaines. Je n’avais pas apporté mon iPad en voyage et me suis contenté de suivre l’actualité sur les réseaux sociaux. Comme tout le monde au 21e siècle, dans le fond. Je n’ai eu que la crème de l’actualité, c’est-à-dire, les choses les plus enrageantes que les algorithmes m’offraient sur un plateau d’argent. Pas mal moins d’articles de fond passionnants, mettons. Ce n’est pas le meilleur des régimes médiatiques. Mais avant de recommencer à analyser tout ça plus en profondeur, j’ai pensé vous faire quelques commentaires sur mon voyage. Oui, c’est le moment de la chronique voyage.
Je suis allé en Angleterre, en Écosse et en Irlande. Mon premier commentaire sera que ça coûte cher en esti, ces pays-là. La livre sterling est à 1,80$ canadiens environ et le coût de la vie là-bas est fou. On dirait les prix d’ici, mais en livres. Donc ton café à 4 livres, dans le fond, c’est un café à 7$. Ça commence à être cher pour un espresso avec trop de lait. Quand j’étais là-bas, je suis tombé sur cette vidéo de Pierre Poilievre qui se rappelait avec émotion le temps des burgers à une piasse.
Bro, tu iras chez Five Guys à Londres pour voir (désolé, j’ai été en immersion avec des ados pendant trois semaines alors j’ai adopté leur langage). Bref, le coût de la vie augmente de par chez nous, mais ça n’a rien à voir avec les Anglais. J’imagine qu’ils ont de meilleurs salaires.
J’ai aimé les paiements sans contact dans les transports en commun. Tu tapes en entrant, tu tapes en sortant. J’avais apprécié la chose au Japon, mais ça demandait quand même d’avoir une carte Suica particulièrement. En Angleterre, tu tapes ta carte de crédit et that’s it, mate.
J’ai aimé aussi les menus avec des codes QR aux tables, mais que c’est pas juste pour regarder le menu, tu peux commander direct. C’est assez répandu. Même dans les bars. Pas besoin de serveur ou serveuse. Les introvertis adorent.
D’ailleurs, l’ambiance des pubs et des gens cordés sur les trottoirs avec leurs pintes (à 14$, mais bon), c’est vraiment le fun. Je comprends que ça ne doit pas être trop cool pour les résidents des quartiers où ça se passe, mais si ça reste dans des heures raisonnables, me semble que ce serait bien pour le vivre ensemble, que ce soit permis chez nous.
Pour ne pas nous ruiner, nous avons le plus souvent possible fait des épiceries. Les épiceries Mark & Spencer ont de bons produits. Faut dire que de visiter les épiceries est toujours parmi mes moments préférés en voyage. Voir ce que le monde mange, combien ça coûte, trouver des choses que je vais être capable de cuisiner dans une chambre d’hôtel. C’est inspirant.
Donc nous sommes allés dans un seul resto chic, l’Oblix dans le Shard, le gratte-ciel en forme d’écharde (genre) à Londres. C’est un resto de Gordon Ramsay. Ça me faisait rire d’aller dans un resto de Gordon Ramsay. On était à côté d’une gang de jeunes mottés version cravatée qui parlaient et riaient beaucoup trop fort, mais la bouffe était bonne et la vue aussi.

Nous sommes aussi allés dans un resto indien délicieux et notre serveuse nous a dévoilé qu’elle avait été animatrice dans un camp de jour à Nominingue. Deux étés de suite. Une Anglaise dans un resto indien qui nous parle de Nominingue, j’avais pas vu ça venir. Le dahl était vraiment bon.
Nous étions là-bas pendant le tournoi de Wimbledon. On a vu Félix Auger-Alliassime perdre contre Djokovic. À la télé. On est bien allé sur le site parce que ma conjointe de fait a vécu un an en Angleterre lorsqu’elle était petite et voulait nous montrer sa maison dans le quartier Wimbledon. On en a profité pour aller scèner autour du tournoi. C’était... chic. Les billets les moins chers en revente étaient 5000$.
Surtout, nous étions là pendant la coupe du monde. Temporairement, nous prenions pour l’Angleterre, parce qu’on voulait vivre une ambiance de finale avec Harry Kane en vedette. Mais les nonos ont choké. C’était quand même assez le fun d’aller regarder les matchs dans des pubs avec des fans. Mes ados qui sont eux-mêmes de grands fans ont trippé pas mal. On a finalement regardé la finale à Dublin dans un bar très cool avec plein de monde empilé.

Nous sommes allés à la Tower of London et ils vendaient des porte-clés avec toutes les femmes desquelles Henri VIII s’est débarrassé. Pendant un instant, on a trouvé ça cool et on a voulu l’acheter. Après on a réalisé que dans le fond, c’était un porte-clé en hommage aux féminicides...

Nous sommes allés voir un concert de Wetleg à l’extérieur, sur un site magnifique. Mais on a manqué la fin parce qu’on ne voulait pas être pognés avec 20 000 personnes pour prendre le train. Aussi, chez tous les disquaires où je suis entré, l’album d’Angine de poitrine était en évidence sur un promontoire. C’est big en maudit.

Après Londres, nous avons passé une journée à York, petite ville sympa où nous étions dans un hôtel où le déjeuner était inclus. Un beau buffet avec tout le nécessaire. Probablement le highlight du voyage de mes jeunes adultes. Les autres hôtels offraient des déjeuners à 15 ou 20 livres. Faites le calcul, ça revient cher le coco. J’achetais plutôt un pain pis de la confiture à l’épicerie.
Nous sommes ensuite allés à Édimbourg. Edin-bruh, comme ils disent. Superbe ville. Très touristique. Un genre de vieux Québec ou vieux Montréal, en mieux, mais avec beaucoup trop de monde qui tripent sur Harry Potter. Je pense qu’on aurait eu plus de fun pendant le festival Fringe. Nous avons fait une rando jusqu’au sommet de la colline qui surplombe la ville. La vue était très belle.

Une semaine après notre passage, la colline était en feu.

Nous avions un peu choisi ces destinations parce qu’on ne voulait pas crever de chaleur. C’est l’enfer en Europe cet été, mais c’était quand même tolérable à Londres (autour de 30 degrés) et on était vraiment bien dans les autres villes. Tsé, 20 degrés, c’est la température parfaite pour voyager. Edin-bruh était assez fraîche, mais visiblement, ç’a changé après notre passage.
Nous avons ensuite loué une voiture pour aller nous promener dans les Highlands écossais. Que c’est beau. Nous sommes allés tout près de l’endroit où ils ont filmé Skyfall, le James Bond où M meurt (alerte au divulgâcheur).

C’était la première fois que je conduisais à gauche. On pogne la twist assez vite. On m’avait donné une Yaris. Quand je l’ai ramenée à Glasgow, le gars de la compagnie de location m’a dit: on voit pas ça souvent une Yaris. Je sais pas pourquoi. Mais j’étais content d’avoir un ptit char sur les ptites routes. Des routes étroites, où parfois, tu passes pas deux de larges. Nos champions diraient que c’est la guerre à l’auto. Pour vrai, c’est vraiment bien, les routes étroites. Les gens sont obligés d’être courtois. D’ailleurs, en général, les Anglais, les Écossais, les Irlandais, sont fort sympathiques.
Glasgow est plus vivante qu’Édimbourg. Dans le sens que l’ambiance est plus festive, moins touristique. Leur métro est petit. On dirait un métro jouet. Quelques wagons et il faut se pencher pour entrer à l'intérieur (en tout cas, si vous mesurez six pieds). Si c’était à refaire, je skipperais peut-être par contre. Juste une question de temps. J’aurais aimé rester plus longtemps en Irlande.
Nous sommes tombés par hasard en nous promenant dans Glasgow sur le défilé de la fierté. L’ambiance était belle et les gens étaient heureux. Disons que c’était plus agréable que de tomber sur une manifestation de Tommy Robinson, le héros de nos grands remplacés. Bizarrement, c’est le seul moment de notre voyage où j’ai eu un petit sentiment d’insécurité. Très léger, mais quand même, je me suis dit: on est en Europe, y’a des débiles qui pourraient s’en prendre à ces jeunes ouverts sur le monde. Ben crisse, une semaine après, un débile attaquer le défilé de Berlin. Vraiment terrible.
Nous avons profité d’un temps libre entre deux transports pour aller voir l’Odyssée au cinéma. Dans de gros fauteuils elran, à 9h30 du matin. C’était pas IMAX, mais c’était confortable.
Ensuite, j’ai vraiment aimé Dublin, mais je regrette de n’être pas resté plus longtemps pour aller me promener dans l’arrière-pays. Ce sera pour une autre fois. Ils ont de très beaux musées, assez modernes. En tout cas, celui sur l’immigration irlandaise à travers le monde est vraiment bien fait, et le musée de la brasserie Guinness aussi.
Pour une rare fois, nous avons pris un taxi et le chauffeur avait de la jasette. Il connaissait un peu le Canada et nous a parlé de l’indépendance de... l’Alberta. Du Québec aussi, par la suite. Il a ridiculisé les aspirations écossaises. Ses arguments étaient purement légaux et économiques. Je pense que la question culturelle est pas mal plus au centre du mouvement souverainiste ici que là-bas. Même si l’Écosse a des différences avec l’Angleterre, c’est plus subtil que chez nous. Je pense. En même temps, je me base sur une semaine en Écosse et un chauffeur de taxi irlandais.
Enfin, un des choses que j’ai le plus apprécié de mon voyage, c’est que j’avais fait l’acquisition d’un bidet portatif. Je sais, c’est niaiseux, mais je suis prêt à avoir l’air douillet si c’est pour ne pas me râper le péteux sur des papiers cheap d’hôtel.

On peut l'accrocher à sa ceinture en plus. Ou pas. Ça peut servir de gourde aussi. Ou pas.
Plogues
- Ma carte blanche dans La Presse: Parler pour parler
- Le troisième tome de ma série jeunesse Savais-tu sur le sport est sorti! C’est sur la natation.
Deux poids deux mesures
Je suis content que Karine Gagnon ait fait un texte sur la nonchalance des médias face à la candidature de Dominique Dumas de Radio X. Je soupçonne que les médias ont peur des répercussions des fans du PCQ . Ce sont les plus sensibles des internets.
J’ai parlé un peu de ses frasques et de l’influence de Radio X dans ce texte. Ma collection de citations douteuses du monsieur est ici. Karine Gagnon dit:
« Il a vraiment de la chance, Éric Duhaime. Pendant que Charles Milliard passe un sale quart d’heure à cause des publications insultantes d’un candidat qu’il a fini par écarter, lui peut se permettre de présenter l’un des pires bullys des ondes de la radio de Québec, et ce, en toute impunité. »
QS aussi a dû flusher une candidate. Mais chez les Conservateurs, avoir dit des folies, ce n’est pas un bogue, it’s a feature, comme le dit l’adage. Les déclarations de Michel Savard sont déplorables, mais Dumas est dans une ligue à part, que ce soit lorsqu’il parle des femmes, d’avortement, ou de la pandémie.
La prise de conscience de Michel Savard sur URBANIA m’a fait du bien.

« Aujourd’hui, j’entrevois ce que ces mots peuvent continuer à faire une fois que l’écran est éteint. Je découvre qu’ils ne s’arrêtent pas au moment où on referme son téléphone. Ils nous suivent jusque dans notre sommeil. Ils s’invitent à table. Ils transforment le silence en inquiétude. Et je découvre enfin ce que mes mots peuvent laisser derrière eux. »
Difficile de dire à quel point c’est sincère, mais ça semble l’être. Il décrit bien ce que c’est que d’être dans une tempête. C’est la différence entre lui et Dumas: l’introspection. Plutôt que de réfléchir sur les effets de sa prise de parole rageuse, Dumas a juste tout effacé.
D’ailleurs, on m’a dirigé vers cette réponse de Dumas à quelqu’un qui disait qu’il fait tout simplement le même travail que moi.

La différence, c’est que personne ne trouvera de publications insultantes de ma part sur les réseaux sociaux. Je me moque du ridicule des arguments des gens, je ne les envoie pas chier. La seule chose qu’ils ont trouvée de scandaleux à mon endroit, et en ont fait tout un plat, c’est que je me suis moqué de l’abondance de publicités à TVA Sports.
À ce sujet, cette publication de Jacinthe-Ève Arel m’a bien fait rire:

Mme Arel avait fait une longue sortie à mon endroit suite à l’histoire TVA Sports en disant que j’étais le pire bully du Québec. Est-ce à dire qu’elle contribue à « l'appauvrissement du débat public »? C'est savoureux à quel point elle décrit bien ce qu'elle m'a fait: m'accuser d'être un bully parce que j'étais critique à l'endroit des publicités (et on va se le dire, critique à son endroit dans le passé). J'adore.
En passant, oui, pas mal sûr qu’elle fait rédiger ses publications par l’IA.
Musique
Bien aimé le concert d’Alix Fernz à La Noce. Cette toune-là a une belle mélodie.

