Sur le site de Radio-Canada, Étienne Leblanc nous présente un résumé fort à propos sur l’approvisionnement en gaz des pays d’Europe.
Il explique qu’il y a quelques années, l’Allemagne a lié son destin énergétique à celui de la Russie en se disant que ça serait bon pour la diplomatie. Sauf qu’ils sont devenus accrocs au gaz naturel russe et quand la guerre en Ukraine est arrivée, l’Allemagne s’est retrouvée dans la chnoute (ou la choucroute, dans leur cas). Faut croire que la diplomatie de la gazoline, c’est pas les gros chars.
Ils sont donc passés au gaz américain, mais ont aussi amorcé une transition énergétique qui porte maintenant fruit:
L’année 2025 a marqué une victoire symbolique importante sur le chemin de la souveraineté énergétique : pour la première fois de l’histoire dans l’Union européenne, l’électricité produite à partir de l’énergie éolienne et solaire (30,1 %) a dépassé celle produite par les énergies fossiles, nocives pour le climat (29 %), selon le dernier rapport du groupe de réflexion Ember. Depuis le début du conflit en Ukraine, plusieurs pays ont déjà franchi ce seuil à l’échelle nationale, dont la France, le Portugal, l’Espagne et l’Autriche, en 2023. L’Allemagne l’a fait en 2024, et les Pays-Bas l’année dernière.
L’énergie solaire a fait un bon de 20% en Europe et aujourd’hui généré 15% de l’énergie européenne.
C’est pas tout. En Chine, le revirement est spectaculaire, comme l’expliquait Karel Mayrand dans L’actualité:
« L’ampleur de l’effort chinois est ahurissante. À la fin de 2024, la Chine avait installé 1 400 gigawatts d’énergie solaire et éolienne (37 fois la puissance installée totale d’Hydro-Québec) et prévoyait ajouter 500 gigawatts d’ici quelques années. En 2024, elle a comblé 84 % de ses nouveaux besoins énergétiques par les énergies renouvelables. En une seule année, la Chine a créé plus de nouvelles capacités d’énergie solaire et éolienne que la totalité des énergies renouvelables actuelles aux États-Unis. Près de la moitié des véhicules vendus en Chine en 2025 étaient électriques ou hybrides rechargeables. C’est en Chine qu’ont été installés 60 % des panneaux solaires en 2024, et le pays a triplé ses capacités de stockage d’énergie par batteries en trois ans. »
C’est quand même assez positif, comme on dit.
C’est drôle parce que l’argument de plusieurs dans les dernières années, c’était de dire: ça sert à rien qu’on fasse quelque chose pour contrer les changements climatiques pendant que la Chine pollue dans le tapis, on compte pour rien. C’est assez boiteux comme argument, mais ce l’est encore plus depuis que la Chine a pesé sur le gaz de slaquer sur le gaz.
Ce qui se passe en Iran pourrait aussi avoir des impacts, mais peut-être moins qu’à une époque, avec l’augmentation du nombre de véhicules électriques. Bon, c’est pas autant qu’espéré, mais quand même. En ce moment, je dois dire que je suis assez content d’avoir une voiture électrique. Je ne reviendrais pour rien au monde à l’essence, et encore moins maintenant.
C’est drôle parce qu’il y a deux ans environ, des influenceurs du monde de l’opinion pas vraiment éclairée avaient bien rigolé quand des propriétaires de voitures électriques étaient restés pris à cause de pannes d’électricité liées au verglas.

Je préfère risquer de manquer de batterie pendant une journée aux trois ans que de devoir payer des prix de fous pour l’essence à cause d’une guerre à l’autre bout du monde.
J’avais aussi « aimé » ce texte du Journal de Montréal disant que des gens avaient souffert. Et quand je dis « des gens », je parle de trois personnes. Les fameux vox pop comme indicateur de l’opinion publique, toujours fiable. Mon bout préféré de l’article:
« Les pompes d’essence des stations-service fonctionnent à l’électricité et plusieurs files d’attente y sont aussi survenues. »
Ah ben!
Bien sûr, l’augmentation du prix de l’essence a aussi une incidence sur le prix des aliments et de toutes sortes d’affaires qui vont aussi affecter ma vie de conducteur électrifié. C’est justement pourquoi il faut redoubler d’énergie pour changer d’énergie (ça rime).
Pourtant, la solution pour ces mêmes personnes? Exploiter nos ressources et construire des pipelines. Ça nous permettrait en plus d’alimenter le marché européen, disent-ils. Le même marché qui est en train de tranquillement s’affranchir du gaz. Le temps de bâtir un pipeline, leurs besoins vont avoir encore plus diminué.
C’est quand même fou que des gens distribuent des autocollants pour nos bumpers « mon char mon choix » tout en voulant que nous exploitions nos ressources pour être libérés de l’influence étrangère. Notre plus grande source d’énergie, c’est l’hydroélectricité. Ça devrait être ça qui nous permet de nous libérer. Mais non, ils veulent que l’on continue d’être dépendants des autres.
Surtout, ce n’est pas un modèle d’affaire très très visionnaire. On a probablement affaire au genre de personne qui lancerait en 2026 un nouveau modèle de dactylo. Je le disais à l’époque du kidnapping de Maduro et des influenceurs (encore les mêmes), m’ont dit que j’étais le pire des idiots (tout en faisant des petites blagues homophobes).

Évidemment, j'avais pas dit que le pétrole allait totalement disparaître. Et les sous-produits du pétrole ne comptent pas pour une énorme proportion, mais il ne faut pas s'attendre à ce que je ce genre de personne soit bonne en statistiques.
Mais je le crois encore. Le pétrole n’est pas un produit d’avenir. Ça serait le fun qu’on ne soit pas des suiveux, dans ce dossier.